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Stéphany Spieser

Chemin sinueux
Chacun de mes pas me laisse dans l’attente
L’attente d’apercevoir les traces de cette forteresse
Le fouillis des arbres m’envahit
Je n’entends plus rien
Je ressens un immense vide
Ma peur me tient la jambe
Une voix m’encourage à continuer cette traversée
J’arrive devant cette ruine
Des traces de pierres apparaissent
Les unes sur les autres
Les unes dans les autres
La vie est là.


Quand j’aperçois une vache, je ne peux m’empêcher de penser à mon grand-père.
Il peignait pendant son temps libre.
Surtout des paysages.
Quand on habite dans le Haut-Doubs, réaliser des peintures sans mettre de vaches, c’est impensable.
A peine avait-il commencé à réaliser le croquis d’un tableau, qu’on l’entendait déjà râler.
Il fouillait partout, à la recherche d’une image, une carte postale, un dessin, un de ses anciens tableaux, un modèle pour réaliser ces vaches.
Il recommençait tellement de fois, qu’il manquait toujours des tubes de peinture pour continuer le tableau.
Cela lui laissait le temps de partir à la recherche d’un nouveau mannequin.
Tout ça, pour ne jamais être content, malgré les compliments, les yeux émerveillés de tous ses admirateurs.

 

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