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Isabelle Latapie

L’homme est assis sur sa timidité, ses lunettes ombragent ses yeux bleus tricot, sa main, bouche à mots, écrit sa montagne.
Un nom poussiéreux ouvre la voie.
Les sourires se frôlent, s’embrassent, se chauffent, s’éloignent, s’effraient.
Les rires les tourbillonnent, les enlacent, les transportent haut sur l’alpage papier.
Ses chaussettes à lui, transpirent l’émotion du fil tendu.
Son écharpe à elle, paravent de son cœur qui frappe au chalet.
L’animal entre les lignes, sourit à son tour et guide leur chemin, mais où va ce chemin ? nulle part, la montagne est fermée.
Le bosquet rond comme un bouquet de persil attend, là, je ne sais quoi.
Devant moi, un pré carré, vert d’eau, m’attire et m’envoûte, je m’y noie.
Le chemin à la mare, assis tranquille, regarde passer le vélo petit, la meringue mariée, les larmes de la femme trahie, il regarde encore.
Sous l’écorce écorchée, je me déshabille des vieux démons, qu’ils crèvent, qu’ils s’étouffent, que des marcheurs les croisent mais ne le retiennent pas, ils sont miens !
« Tu ne penses à rien, mais tu peux voir encore »

Je n’aime pas marcher, sauf avec toi

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